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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

La Haggadah


                                                   De l'esclavage à la liberté



                                                   Haggadah
                                                        [Ferrare], 1583
                                                         Parchemin, 380 f, 17,5 x 12,5 cm

                                                         BNF, Manuscrits orientaux
La libération d'Égypte dans cette nuit miraculeuse au cours de laquelle les Hébreux, poursuivis par les Égyptiens franchissent, sous la conduite de Moïse, la mer Rouge à pied sec est l'événement fondateur du judaïsme, la matérialisation dans l'histoire de la promesse faite à Abraham. Le don de la Torah à Moïse sur le mont Sinaï scelle dans la pierre ce geste d'Alliance, et lui donne force de Loi. Ces événements sont dépeints dans les haggadot : ce sont des recueils d'épisodes bibliques, de divers extraits de la Michnah, de poèmes et de chansons relatifs à la sortie des Hébreux d'Égypte et à sa célébration ; les extraits sont disposés selon un ordre qui suit le déroulement de la soirée pascale (seder) où l'on consomme pains azymes et herbes amères en souvenir de la sortie d'Égypte et où on commémore aussi le sacrifice de l'agneau. Cette haggadah exécutée au XVIe siècle en Italie (Émilie) dépeint Moïse à genoux sur le mont Sinaï recevant la Loi sous la forme d'un livre.expositions.bnf










La haggadah comprend les sections non halakhiques du Talmud. 


Elles sont composees principalement d' enseignements ethiques fondes sur l' interpration non litterale des textes bibliques.

Les textes de la haggadah, qui souvent developpent le texte de la Bible et dont les premiers datent du VIIIe siecle av. JC., etaient, en premiere instance, destinees a completer et a commenter le texte biblique proprement dit.

Outre l' enseignement religieux et moral, la haggadah pratique regulierement la polemique ainsi que la speculation metaphysique, voire mystique. Le folklore y occupe aussi une grande part. En depit de leur attitude souvent moralisatrice, les auteurs de ces textes s' abstenaient de toute interpretation des commandements et des interdictions, ce qui etait le role de la  halakha  laquelle, comme loi positive, determine les regles de conduite.

Plus particulierement, ces textes evoquent l'  Exode. Cela explique qu' on les lisait regulierement la veille de Pesah, a telle enseigne qu' ils prirent en quelque sorte le statut de rituel liturgique de cette fete.
Les textes de la haggadah sont particulierement nombreux. Ils ont constitue pendant des siecles l' unique mode d' expression litteraire du peuple juif. Ils abondent, en effet, de formes allusives, de jeux de mots, de metaphores, d' apophtegmes, de paradoxes. La haggadah represente la tradition anecdotique de la litterature talmudique.

A plus d' une reprise, des traces de la haggadah se retrouvent dans des recits du  'Nouveau Testament ', ce qui est par exemple le cas de l' episode des Mages a Bethleem,  Matthieu (chap. II). Au demeurant, comme l' exegese chretienne se fonde sur la Torah, certaines traditions evangeliques reproduisent aussi bien la forme du contenu que la forme de l' expression de la haggadah

S' agissant de textes emanant, non  d' individualites, mais d' ecoles dirigees par des maitres, la haggadah se caracterise par un rigorisme extreme de la forme de l' expression, chaque ecole ayant ses propres criteres et ses propres procedes hermeneutiques.
Les textes de la haggadah eurent leurs commentateurs, tels Ismael ben Elisha (premiere moitie du IIe siecle)

Une anthologie des textes de la haggadah a ete publiee par Hayim Nahman Bialik (1873-1934), grand ecrivain de langue hebraique d 'origine ukrainienne, devenu le poete national israelien par son attachement a  la tradition judaique.

La haggadah est une des sources d' inspiration principales de l' art judaique : il est a l' origine de nombreux manuscrits richement enlumines. Souvent plus evocateurs encore que les recits de la Bible proprement dite, ceux de la haggadah inspirerent donc bon nombre d' enlumineurs, principalement ceux de l' ecole espagnole, dont l' activite, commence au XIIIe siecle en Castille, s' epanouit aux XIVe et XVe siecles dans toute la peninsule iberique.


La Aggada (de l'araméen אגדה: récit)

 C' est l'ensemble des textes de nature homilétique et non-législative dans la littérature rabbinique, en particulier dans le Talmud et le Midrash.
En général, les aggadot (pluriel) sont présentées comme des contes, paraboles ou hyperboles, des anecdotes historiques, des exhortations morales, et parlent souvent de créatures légendaires, ou d'événements historiques incroyables voire improbables.

Par exemple, la Haggadah lue par les Juifs pendant le seder de la fête de Pessah rassemble un ensemble de textes autour du récit de la fin de l'esclavage du peuple d'Israël, lors de sa sortie d'Égypte sous la direction deMoïse.


La halakha ne représente qu'une face du Talmud; 

L'autre est la haggada, terme intraduisible sous lequel on comprend toutes les digressions philosophiques, scientifiques, historiques, anecdotiques et surtout légendaires dont les discussions légales ont fourni l'occasion ou le prétexte; c'est, en somme, une littérature édifiante.
Dans le Talmud, halakha et haggada, casuistique et homilétique, sont mêlées de la façon la plus intime : la controverse soulevée par un cas juridique particulier conduit aux développements les plus inattendus sur les sujets de morale, de légende, d'astronomie, de médecine, de botanique; c'est la pensée juive du IIe au VIesiècle elle-même, fixée toute vivante dans son mélange pittoresque de science , de bon sens , de superstition, de sagacité pratique et de subtilité vaine,ou  d'exquise morale .

Les mêmes caractères se retrouvent dans d'autres ouvrages haggadiques portant la nom générique de  Midrashim
  

Le midrash
Il faut distinguer nettement entre le Midrash halakha et le Midrash hagada.
Le Midrash halakha consiste dans l’exposition didactique des déductions juridiques à partir du texte biblique. La méthode midrashique suit des règles strictes, dont on a conservé différents exposés, notamment celui de R. Ishmaël (collègue de R. Aquiba). Moyen terme entre la Bible et la Mishna, il précède celle-là logiquement. Pareils midrashim sont cités dans le Talmud mais ils sont également l’objet d’ouvrages à part entière : la Mekhilta de R. Ishmaël (sur l’Exode), le Sifra (sur le Lévitique) rédigé par R. Hiyya, et les Sifré (sur les Nombres et le Deutéronome).
Le Midrash hagada désigne, lui, l’ensemble de la production homilétique depuis l’ère tanaïtique jusqu’au XIIe siècle. La méthode est herméneutique. Les plus importants sont le Midrash Raba, leMidrash Tanhuma et la Pesiqta de-Rav Kahana.
L’un comme l’autre, ils s’appuient sur le texte biblique, mais ils diffèrent radicalement par la méthode et par le propos

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