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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

Loi du Talion




                                                      Eloge de la loi du talion


                             Evaluation du préjudice
                             La loi du talion



« Mais si malheur arrive, tu paieras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure. »
— Exode 21,23-25

Mais aussi


« Tu ne te vengeras pas, ni ne garderas rancune, mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel. »
— Lévitique, 19,18
« Ne dis pas : Comme il m’a traité, je le traiterai, je rends à chacun selon ses œuvres. »
— Proverbes, 24,29




Longtemps mal interprété par une lecture chrétienne, la loi du Talion préconise une évaluation financière extrêmement scrupuleuse du préjudice subi par la victime.

Mishna Baba Kama, chapitre 8 mishna 1
Cinq obligations incombent à celui qui blesse son prochain,il doit réparer :
le dommage physique, la douleur, les soins médicaux, la cessation de travail, le préjudice moral (honte, humiliation)



  • Nezek, la valeur de l’incapacité physique permanente mesurée en termes de manque à gagner professionnel ;
  • Shevet, la perte de revenu pendant la récupération de la blessure subie ;
  • Tzaar, le prix de la douleur ;
  • Ripouy, le coût des frais médicaux ;
  • Boshet, la honte infligée.
La valeur exacte de ces dédommagements doit être jugée au cas par cas par un tribunal rabbinique.
Le judaïsme rabbinique ne retient ainsi de la loi du talion que l’idée de juste compensation financière, sauf pour les crimes capitaux en vertu du principe que la vie humaine n’a pas de prix et ne peut donc pas être compensée financièrement.



Dommage : comment ? Il lui a crevé un oeil, coupé la main ou brisé une jambe, on le considère (le blessé) comme un esclave vendu sur le marché et on estime « combien il était bon » (il valait avant) et « combien il est bon » (vaut) maintenant.
Douleur : il l’a brûlé avec une broche ou un clou, même si c’est sur ses ongles à un endroit où il n’y a pas de lésion, on évalue combien un homme semblable serait prêt à accepter pareille souffrance (sans avoir recours à une anesthésie)
Soins médicaux : Il l’a frappé, il est obligé de lui assurer la guérison et d’accepter le médecin choisi par la victime
Inactivité : on le considère comme s’il était gardien d’un champ de courges ou de concombres, car il lui a déjà donné la valeur de sa main ou de sa jambe.
Préjudice Moral : tout selon l’offenseur et l’humilié. ( Il est en effet lié à la condition sociale de l’offenseur et à l’état psychosociologique de la victime)


Traité Baba Kama, page 83b
« R. Dostaï, fils de Yehouda: « oeil à la place d’oeil » c’est de la compensation pécuniaire. Tu dis argent, n’est ce pas l’oeil lui-même ? Mais que dirais-tu si l’oeil de celui-ci était grand et l’oeil de celui-ci était petit, comment appliquerais-je le principe de « l’oeil à la place d’oeil » ?
Si tu me réponds : dans tel cas on lui prend de l’argent. La Thorah ne dit-elle pas « il y aura une seule loi pour vous tous (Lévitique XXIV, 22).

Traité Baba Kama, page 83b
« Dans l’école de R.Ychmaël on a enseigné (que ce principe de non- application de la loi du talion) vient du verset suivant : « Si un homme donne une blessure à son prochain, comme il a agi, ainsi lui sera-t-il donné » (Lévitique XXI, 20) et donner ne s’applique qu’à l’argent ».

« Bien qu’il ait payé, il n’est pardonné que s’il lui demande pardon et que la victime accède à sa demande »
Sources : bible, talmud babli, traduction Emeric Deutsch.





                              «OEil sous oeil »
                                La loi du talion

L’un des arguments massifs contre la Torah (et donc contre le judaïsme) est la référence à la loi du talion, inaugurée par « oeil pour oeil ».
Or pour la tradition juive, c’est un contre sens de traduire ainsi, car la vengeance ne peut constituer un acte de justice. La justice consiste à dédommager le blessé, en évaluant la totalité des préjudices.


La vengeance ne peut faire office de justice.
En quoi le préjudice du blessé est-il réparé, si l’on rend le même préjudice à celui qui l’a causé ? C’est pour sortir du cycle de la violence, que la Torah introduit l’argent comme moyen de réintroduire de la pacification. Chalem = « payer » pour faire le chalom, la « paix».



Exode chapitre XXI
23- Mais si un malheur s'ensuit, tu feras payer corps pour corps;
24- oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied;
25- brûlure pour brûlure, plaie pour plaie, contusion pour contusion.

Maïmonide
Il est dit « oeil sous oeil » (Exode XXI, 24 et Lévitique XXIV, 20) : par tradition orale nous
apprenons que « sous » signifie : payer en argent.

Note
Le Gaon de Vilna, le grand maître du XVIIIe siècle, lisait la formule « oeil sous oeil » au premier degré.
« Lis les lettres qui sont « sous » celles du mot aïn (oeil). Sous la lettre aïn il y a pé ; sous le youd, il y a kaf ; sous noun, il y a samekh. En associant les trois lettres qui sont sous aïn (oeil) tu trouves kessef « argent ».





Pour Raphaël Draï 
 La loi du talion ", " oeil pour oeil ",  désigne le langage commun une justice implacable et expéditive. Employée le plus fréquemment de manière péjorative, la dite " loi du talion " est abusivement rattachée au judaïsme et ce, depuis des siècles. Raphaël Draï s'emploie ici d'une façon limpide et éclairante à montrer l'incompréhension dont témoigne cet usage commun. En même temps, il rétablit l'origine du talion et explique comment celui-ci a été approché, traité et dépassé dans le texte juif. Partant du personnage de Shylock dans Le Marchand de Venise, passant par le thème de la rétorsion dans le récit évangélique et par le débat entre Dieu et Abraham sur le sort à infliger à Sodome et Gomorrhe, ainsi que par l'intelligence de Salomon dans son célèbre jugement, l'auteur nous emmène jusqu'aux pages du Talmud consacrées au talion dont il nous explicite les principes et nous fait suivre le débat. Il engage ainsi le lecteur à découvrir le Droit hébraïque et à s'émanciper d'un malentendu multiséculaire devenu un cliché de la rhétorique politique, médiatique ou militaire. Il lui permet aussi pour la première fois de suivre, en la commentant, une des pages les plus importantes du Talmud.


Pour  Jean-Claude Marti,

La loi du clan est revenue, elle est devenue la règle. Le développement des terrorismes l’impose chaque jour un peu plus. L’attentat aveugle contre des civils, censé apporter une réponse à un conflit politique ou idéologique est un des meilleurs exemples de son extraordinaire vitalité. Alors, de plus en plus souvent, je me prends à penser au progrès, aux bienfaits qu’apporterait aux hommes la prise en compte effective de cette très vieille et très sage loi religieuse. Le Talion, s’il était appliqué serait, sans nul doute possible, un élément moteur pour développer le sens et la pratique de l’éthique, dans nos vies personnelles comme au sein de nos sociétés.





Sources : akadem -  laprocure -  wikipedia - e-ostadelahi

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