A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - R - S - T - U - V - W - Y - Z

FORUM

AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

La pudeur de Rachel


                                 Jacob et Rachel - PALMA VECCHIO -  wga.hu


                                          Un dilemme cornélien
                                La pudeur de Rachel

Jacob est amoureux de Rachel, mais par une ruse de son beau-père Laban il va d’abord épouser sa soeur ainée, Léa. Selon ce texte du Talmud, Jacob a tenté de déjouer les plans de Laban par un code convenu
entre lui et Rachel destiné à éviter toute possibilité de tromperie sur son identité. Mais pour empêcher que Léa ne soit humiliée, Rachel va lui donner ce code au prix de son bonheur personnel.


Genèse, Chapitre 29
25) Or, le matin, il se trouva que c'était Léa; et il dit à Laban: "Que m'as-tu fait là! N'est ce pas pour Rachel que j'ai servi chez toi? Et pourquoi m'as-tu trompé?"
26) Laban répondit: "Ce n'est pas l'usage, dans notre pays, de marier la cadette avant l'aînée.


Talmud, traité Meguila, chapitre 1 Page 13b
Par le mérite de sa pudeur, Rachel a eu Saül parmi sa descendance […]
Et quelle était la pudeur de Rachel ? Car il est écrit (Genèse 29): "Jacob a dit à Rachel qu’il est le frère de son père". Pourtant il n’est pas le frère de son père mais le neveu de son père !
Donc (il faut expliquer de la façon suivante) : Il lui a dit (Jacob à Rachel) : "épouse-moi", elle lui a répondu : "oui, mais mon père est un rusé et tu ne pourras pas en venir à bout" il lui a répondu : "je suis son frère dans la ruse" (c’est donc le sens du verset précédent lorsqu’il affirme être le frère de son père).
Elle lui répond : "Est-il permis aux justes d’être rusé ?" Il lui répond : "oui", (ainsi qu’il est écrit dans) Samuel 2.22 : "Sincère avec les coeurs purs, mais artificieux avec les pervers!". Il lui demande : "quelle est cette ruse ?" (que tu prêtes à ton père), elle lui répond : "J’ai une soeur plus âgée que moi et il ne me laissera pas me marier en première".
Donc il lui donna des signes (un code secret), quand vient la nuit de noces, elle se dit, ma soeur va avoir honte (d’être découverte par Jacob à la place de Rachel), elle donna donc les signes à sa soeur Léa.
C’est pour cela qu’il est écrit (Genèse 29) : "Or, le matin, il se trouva que c'était Léa", puis-je déduire de là que jusqu’à maintenant ce n’était pas Léa ? (et pourtant c’était bien Léa puisque Jacob a été trompé par son beau-père) ; il faut donc dire que à cause des signes que Rachel a donnés à Léa, Jacob ne savait pas qu’il avait passé la nuit avec Léa (et il ne s’en est rendu compte qu’au matin).
C’est pour cela qu’elle a eu le mérite d’avoir Saül parmi sa descendance.


LA TROMPERIE DE LEA

Que Laban soit un escroc passe encore, mais Léa, elle, comment a-t-elle pu jouer un rôle actif dans cette duperie? Comment cette femme peut-elle espérer rester mariée à Jacob dans ces conditions? Elle n'a pas été courtisée. Cette union s'est faite sans amour; cette relation s'est construite sur le mensonge.
Le Midrash explique l'attitude de Léa, sans toutefois la justifier :

Il [Jacob] lui [Léa] dit : "tu es une menteuse et la fille d'un menteur! Je t'ai appelée Rachel et toi tu m'as répondu!". "Y-a-t-il un enseignant sans élèves?" rétorqua-t-elle. "Ton père ne t'a-t-il pas appelé Esaü et tu lui as répondu! Alors moi aussi tu m'as appelée et je t'ai répondu!" (Midrash Rabba - Béréshit 70:19)
Léa répond en disant que son comportement n'était guère différent de celui de Jacob. Sur le plan moral, ils sont faits pour s'entendre, chacun coupable de tromperie à un moment critique de sa vie. Cependant, cette réponse n'est pas satisfaisante. Peut-être était-ce l'excuse de Léa, mais la question demeure : pourquoi Jacob souhaitait-il rester avec elle?
Le Midrash doit être compris au-delà de son sens littéral. Léa ne cherchait pas simplement "à faire ses excuses" ni à "remettre Jacob en place". Elle expliquait le Plan Divin. Quand Jacob prend la bénédiction d'Ésaü, il doit s'habiller comme Ésaü. Ce n'est pas un simple détail technique, un simple déguisement nécessaire pour arracher à son père la bénédiction. En fait, pour que la bénédiction Divine se réalise, Jacob avait besoin "de devenir" Ésaü. Il fallait une fusion entre les mains d'Ésaü et la voix de Jacob. La conséquence de cette fusion est qu'une facette d'Ésaü continuerait maintenant à vivre en Jacob.

Et les yeux de Léa étaient faibles (Genèse 29:17). Le maître de Rabbi Yo'hanan traduit ainsi : Et les yeux de Léa étaient [naturellement] faibles. Il lui dit : "les yeux de ta mère étaient faibles! Mais que signifie "faibles"? Qu'ils sont devenus faibles par les pleurs, parce que [les gens disaient] : tel était l'arrangement : la fille aînée [Léa] est pour le fils aîné [Ésaü], et la plus jeune [Rachel] pour le plus jeune [Jacob]. Elle pleurait et priait "Puisse être Ta volonté que je ne sois pas dans la destinée de cet impie". Rabbi Houna a dit : "grande est la prière, car elle a annulé le décret. Et elle a même pris la priorité sur sa sœur". (Midrash Rabba - Béréshit 70:16)
Ésaü était destiné à épouser Léa, tandis que Rachel était destinée à épouser Jacob. En trompant son père, Jacob devient Ésaü et doit accomplir le rôle spirituel d'Ésaü. Une partie de ce rôle est l'union avec Léa. Léa explique à Jacob que leur mariage est la conséquence directe de ses propres actions et fait finalement partie des instructions de Rébecca et du Plan Divin.

Cette idée peut être confirmée par un passage du zohar. La Torah nous dit qu'un soir Jacob, en rentrant du champ, a été accueilli par Léa et a conçu avec elle cette nuit-là :

Jacob vint du champ le soir, et Léa sortit à sa rencontre et dit : "C'est vers moi que tu viendras, car j'ai payé pour toi avec les mandragores de mon fils", et il s'étendit avec elle cette nuit-là. (Genèse 30:16)


Le zohar note que le texte ne dit pas que "Jacob s'étendit avec elle", mais plutôt "il s'étendit avec elle" (zohar Vayetsé 157b). Le Ari z"al souligne que Jacob a deux identités : Jacob et Israël. D'ailleurs le texte biblique utilise alternativement les 2 noms. Le Ari z"al explique que Jacob était marié à Rachel tandis que le "il", dont parle le verset, correspond à Israël qui était marié à Léa.3 Il ne s'agit pas là de schizophrénie. En fait, Jacob incarne deux missions qui doivent se réaliser. Ces missions sont représentées par Léa et Rachel.

RACHEL, LA FEMME PRINCIPALE

Des deux, Rachel est considérée comme la femme principale et première de Jacob :

Rabbi Elazar a remarqué plus loin : "puisque Jacob devait trouver sa femme près d'un puits, pourquoi n'a-t-il pas rencontré là-bas Léa, qui devait être la mère de tant de tribus? La réponse est que ce n'était pas la Volonté de D.ieu que Léa épouse Jacob ouvertement. En fait il l'a épousée sans le savoir, comme il est écrit : "Ce fut le matin et voici, c'était Léa". C'était aussi pour fixer son regard et son cœur sur la beauté de Rachel, pour qu'il établisse son domicile principal avec elle." (zohar Béréshit 153a)
Le mariage avec Léa faisait partie du Plan Divin, mais il faisait partie d'un plan secret. Néanmoins, le zohar enseigne que la famille principale de Jacob devait être Rachel.
De la même façon qu'il y a une identification entre Jacob et Ésaü, les sources mystiques établissent une identification semblable entre Rachel et Léa.4 Beaucoup d'aspects de ce concept sont extrêmement ésotériques et au-delà de l'objet de cette étude. Nous essayerons néanmoins de décrire quelques aspects de ce rapport.

Rav Shlomo Elyashiv, dans son œuvre mystique "Leshem", relate que Rachel et Léa ne représentent en réalité qu'une seule âme. S'il n'y avait pas eu la faute de l'Arbre de la Connaissance, ces deux aspects seraient restés unis,5 ou pour utiliser une image mystique, il n'y aurait pas eu de séparation entre les mondes supérieurs et inférieurs :

Viens, regarde, c'est ainsi : les 12 tribus sont une réparation pour le monde inférieur, car lorsque Binyamin est né, Rachel est morte. Et ce monde inférieur a rempli la place qu'elle occupait pour que (les 12 tribus) puissent le réparer...

De plus, tout ce qui concernait Léa est gardé sous un voile, car elle caractérisait le monde supérieur, qui est voilé et non révélé (alors que Rachel caractérisait le monde inférieur, qui lui, est dévoilé). Et c'est aussi une raison pour laquelle la mort de Léa n'est pas divulguée comme celle de Rachel. Cette différence entre les mondes Supérieur et Inférieur explique également pourquoi Léa a été enterrée loin du regard, dans la caverne de Makhpéla, tandis que Rachel a été enterrée sur la route, à la vue de tous, accessible aux voyageurs... De là on apprend que toutes les bénédictions viennent de deux mondes, le révélé et le non révélé, bien que tout provienne du monde supérieur. (zohar, Béréshit, Section 1, Page 158a)
Comme nous l'avons vu, Rachel est la femme principale. Dans la littérature mystique, elle représente la Présence Divine, la Shekhina. Au point que, lorsque le douzième fils est né - Benjamin -, la Présence Divine passe de Rachel à la communauté d'Israël. En donnant naissance, elle meurt; elle est enterrée sur la route, attendant les générations d'Israël exilées, priant pour eux et leur assurant que la Shekhina n'abandonne pas ses enfants.


UNITE DES MATRIARCHES



Le rapport entre Rachel et Léa nous permettra également de comprendre un autre concept enseigné dans la littérature midrashique. Il y a une opinion qui dit que Rachel et Léa étaient enceintes en même temps; l'une portait un embryon mâle qui s'appellerait plus tard Joseph, alors que l'autre portait une fille qui serait nommée Dina. Selon le Midrash, Rachel était enceinte de Dina, mais la prière et l'intervention Divine ont permuté les fœtus!


Et ensuite elle [Léa] donna naissance à une fille (Genèse 30:21). Il est enseigné : lorsque sa femme est enceinte et qu'il dit : 'Puisse être Ta volonté que ma femme donne naissance à un fils', cela s'appelle une prière vaine. L'École de Rabbi Yannaï a dit "Ceci a été enseigné au sujet d'une personne qui est sur le point de donner naissance". Rabbi Yehouda ben Pazzi a dit : "même quand elle est en réalité sur le point de donner naissance, [le sexe] peut être changé, comme il est écrit, 'O maison d'Israël, ne puis-Je pas faire avec toi comme ce potier?' dit L'Eternel. Comme l'argile dans la main du potier, ainsi vous êtes dans Ma main, O maison d'Israël'. (Jérémie 18:6). De même qu'un potier peut casser une cruche après l'avoir faite et en faire une autre, Je peux faire ainsi, même au moment de la naissance". On a objecté à cela : et pourtant il est écrit 'Et ensuite (finalement) elle donna naissance à une fille'. Rabbi Abba répondit : "En réalité elle a été créée garçon, mais elle a été transformée en fille par les prières de Rachel quand elle a dit 'Que L'Eternel m'ajoute un autre fils' (Genèse 30:24). Rabbi 'Hanina ben Pazzi a dit : "les matriarches étaient prophétesses et Rachel faisait partie des matriarches. Il n'est pas écrit, Que L'Eternel m'ajoute des autres fils, mais un autre fils. Elle a dit: ' il (Jacob) est destiné à en engendrer encore un; que ce soit de moi!' Rabbi 'Hanina a dit : "toutes les matriarches se sont rassemblées et ont prié : 'nous avons suffisamment de garçons; qu'elle [Rachel] soit exaucée'. (Midrash Rabba - Béréshit 72:6)
Au-delà du miracle qui est décrit dans ce Midrash, nous sommes frappés par l'unité des matriarches; toutes, unies comme une seule, prient pour cette permutation. La jalousie meurtrière qui caractérise le rapport entre Jacob et Ésaü est ici remplacée par la solidarité des femmes de Jacob, travaillant à l'unisson pour une cause commune.

Même lorsque nous étions en droit de penser qu'il y avait une certaine rivalité entre les deux, le Midrash souligne qu'il n'y avait en réalité qu'amour et respect :
Et quand Rachel a vu qu'elle n'avait donné aucun enfant à Jacob, Rachel a envié sa sœur (Genèse 30:1). Rabbi Isaac a observé : Il est écrit : "Ne laisse pas ton cœur envier les pécheurs (Proverbes 23:17), pourtant il est dit, "Rachel enviait sa sœur"! En réalité, c'est pour nous enseigner qu'elle enviait ses bonnes actions, et disait : 'si elle n'était pas juste, aurait-elle eu des enfants? '" (Midrash Rabba - Béréshit 71,6)

L'ABNEGATION DE TIMNA

L'amour entre Rachel et Léa va avoir d'autres conséquences. La tradition nous enseigne qu'Amalek, le descendant d'Ésaü qui représente le pire ennemi des Juifs, ne tombera que face à un descendant de Rachel.

Ce fut lorsque Rachel donna naissance à Joseph (Genèse 30:25). Aussitôt que l'adversaire d'Essav (Joseph) est né, Jacob dit à Laban : "envoie-moi et je partirai vers ma place et vers mon pays". Rabbi Pin'has a dit au nom de Rabbi Shémouel ben Na'hman : "c'est une tradition qu'Ésaü ne tombera qu'aux mains d'un descendant de Rachel, comme il est écrit : Certes, les plus jeunes du troupeau (d'Israël), traîneront au loin (les descendants d'Essav) (Jérémie 49:20). Et pourquoi les appelle-t-il les plus jeunes du troupeau? Parce qu'ils étaient les plus jeunes des tribus." (Midrash Rabba - Béréshit 73:7)

Ésaü, l'homme qui devait épouser Léa, épouse finalement une fille d'Ishmael. Elle lui donne un garçon : Eliphaz, qui va à son tour épouser une femme nommée Timna; c'est de cette union qu'Amalek descend.

Pourquoi [avoir écrit] "Et la sœur de Lotan était Timna?". Timna était une princesse... Désirant se convertir, elle est allée chez Abraham, Isaac et Jacob, mais ils ne l'ont pas acceptée. Alors elle est allée et est devenue une concubine d'Eliphaz, fils d'Ésaü, en disant : "je préfère être une domestique de ce peuple plutôt qu'une maîtresse d'une autre nation". Amalek est descendu d'elle et a fait souffrir Israël. Quelle en est la raison? Parce qu'ils n'auraient pas dû la repousser. (Sanhedrine 99b)

Rabbi Yonatan Eibeshitz dans son œuvre Ya'arot Dvash (Vol. 1 Drasha 12) explique que la possibilité de vaincre Amalek nous vient de Rachel. En effet, elle devait être l'unique femme de Jacob, mais elle a accepté de s'effacer, de n'être que la seconde, au point même de ne pas être enterrée avec son mari. Si le pouvoir d'Amalek provient du sacrifice de soi de Timna, de cette femme qui a refusé d'être reine et qui s'est "sacrifiée" en devenant la concubine d'Eliphaz, et ce uniquement pour se connecter au peuple Juif, alors le pouvoir de défaire Amalek doit également provenir d'un sacrifice de soi. Voilà pourquoi il doit provenir de Rachel qui elle aussi s'est sacrifiée pour le bonheur de sa sœur.
Au moment où Léa en avait besoin, Rachel a fait le nécessaire pour que sa sœur ne soit pas humiliée 'sur l'autel' et elle a héroïquement "partagé" son mari avec sa sœur. Quand Rachel était désespérée de ne pas avoir un autre fils, ce furent les prières de sa sœur Léa qui ont permis la permutation miraculeuse. Ces deux sœurs, liées spirituellement depuis toujours, ont créé le peuple connu sous le nom d'Israël. La puissance de leurs actes a fait bien plus que créer la Nation Juive. Leurs actions servent de balise et de protection contre tous les adversaires que nous avons connus jusqu'à ce jour.


 RABBIN ARI KAHN
lamed





Gn 29-30 et 35
Jacob se tient près d'un puits où viennent s'abreuver les animaux. Rachel arrive avec les moutons de son père. Jacob embrasse Rachel, sa cousine, et pleure. Son oncle, Laban, l'héberge pendant un mois. Or Laban a une autre fille, Léa, l'aînée.


Léa avait le regard tendre et Rachel était belle à voir et à regarder. Jacob aimait Rachel. (Genèse 29,17-18)

Jacob servit sept ans pour Rachel, et ils lui parurent quelques jours tant il l'aimait. (Genèse 29,20)

Jacob vint aussi vers Rachel et il aimait Rachel bien plus que Léa. (Genèse 29,30)

Voyant qu'elle ne donnait pas d'enfants à Jacob, Rachel devint jalouse de sa sur. Elle dit à Jacob : "Donne-moi des fils ou je meurs !" Jacob s'irrita contre Rachel et s'écria : "Suis-je, moi, à la place de Dieu ? Lui qui n'a pas permis à ton sein de porter son fruit !" Elle reprit : Voici ma servante Bilha, va vers elle et qu'elle enfante sur mes genoux; d'elle j'aurai, moi aussi, un fils." Elle lui donna pour femme Bilha sa servante et Jacob vint à elle. Bilha devint enceinte et donna un fils à Jacob. Rachel s'écria : "Dieu m'a fait justice ! Il m'a aussi exaucée et m'a donné un fils." (Genèse 30,1-6)

Lorsque Léa vit qu'elle s'était arrêtée d'enfanter, elle prit sa servante Zilpa qu'elle donna pour femme à Jacob. Zilpa, servante de Léa, donna un fils à Jacob...Puis elle donna un second fils à Jacob... (Genèse 30,9-13)

Dieu se souvint de Rachel, Dieu l'exauça et la rendit féconde. Elle devint enceinte, enfanta un fils et s'écria : "Dieu a enfin enlevé mon opprobre ! " Elle l'appela Joseph en disant : "Que le Seigneur m'ajoute un autre fils !" (Genèse 30,22-24)

Rachel et Léa lui firent cette réponse : "Avons-nous encore une part et un héritage dans la maison de notre père ? Ne nous a-t-il pas considérées comme des étrangères, puisqu'il nous a vendues et qu'il a même mangé notre argent ? Aussi toute la fortune que Dieu a enlevée à notre père est-elle à nous et à nos fils. Fais maintenant tout ce que Dieu t'a dit". Jacob se leva et emmena ses fils et ses femmes sur les chameaux. Il emmena tout son cheptel pour revenir chez son père Isaac au pays de Canaan. Laban était allé tondre son bétail quand Rachel déroba les idoles qui étaient à son père. (Genèse 31,14-19)




                       Rachel et Léa Bilha et Zilpa
                       rene.cougnaud



Laban sortit de la tente de Léa pour entrer dans celle de Rachel. Rachel avait pris les idoles et les avait mises dans le bât du chameau. Elle s'était assise dessus et Laban fouilla la tente sans rien trouver. Elle dit alors à son père : "Que mon seigneur ne m'en veuille pas si je ne puis me lever devant toi, car j'ai ce qui arrive aux femmes." Il fouilla sans trouver les idoles. (Genèse 31,33-35)

Esaü courut à la rencontre de Jacob, l'étreignit, se jeta à son cou et l'embrassa; ils pleurèrent. Puis Esaü leva les yeux et vit les femmes et les enfants. Il dit : "Qui as-tu là ?" - "Les enfants que Dieu a accordés à ton serviteur", répondit Jacob. Les servantes s'approchèrent, elles et leurs enfants, puis se prosternèrent. Léa s'approcha aussi avec ses enfants, ils se prosternèrent. Puis Joseph s'approcha avec Rachel et ils se prosternèrent aussi. (Genèse 33,6-8)

Ils quittèrent Béthel. Il y avait encore une certaine distance avant d'arriver à Ephrata quand Rachel enfanta; et ses couches furent pénibles. Or, comme elle accouchait difficilement, la sage-femme lui dit : "Ne crains pas, car tu as un fils de plus." Dans son dernier souffle, au moment de mourir, elle l'appela Ben-Oni, c'est-à-dire Fils-du-deuil, mais son père l'appela Benjamin, c'est-à-dire Fils-de-la-droite. Rachel mourut et fut enterrée sur la route d'Ephrata, c'est-à-dire Bethléem. (Genèse 35,16-19)


Tandis qu'Israël (Jacob) demeurait dans cette région, Ruben alla coucher avec Bilha, concubine de son père, et Israël l'apprit. (Genèse 35,22)

1 commentaire:

Unknown a dit…

Samuel 2.22 : "Sincère avec les coeurs purs, mais artificieux avec les pervers!". Ce quel verset biblique ça?

Enregistrer un commentaire