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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

Le Pilpoul



                                 Le Pilpoul - Sarah Uzan - leviolonrouge


SAGESSE ET ETUDE DE LA TORAH
Dans le Talmud, il est mentionné que la Torah fut donnée à Moïse afin qu’il la transmette à son tour à Israël. En même temps, il reçut également l’art du pilpoul, qui est, en quelque sorte, un procédé permettant d’extrapoler de façon logique de nouvelles lois de la Torah à partir d’un noyau de lois existant. Bien qu’il ne fût pas obligé de transmettre ce savoir à Israël, il le fit de “bon cœur”. En fait, ce fut très utile car, quand Moïse mourut, Israël oublia de nombreuses lois et, grâce au pilpoul, celles-ci purent être reconstituées.


LE PILPOUL


Le pilpoul (dérivé du mot "pilpel", poivre, littéralement "raisonnement aiguisé") est une méthode introduite vers 1500 en Pologne, qui consiste en une étude systématique du Talmud. C'est une sorte de gymnastique intellectuelle entre deux étudiants, un Maître et un étudiant, etc. qui relève du postulat que les contradictions et les différents avis émis par les maîtres du Talmud ne peuvent être qu’apparence. Pour résoudre cette contradiction, l'élève doit parvenir à démontrer que les deux avis émis ne sont pas contradictoires. Il s'agit d'étudier des textes particulièrement ardus dans leur interprétation.
Le pilpoul a souvent été critiqué et même interdit par des rabbins qui le considérait plus comme un exercice de vaine rhétorique que comme une recherche approfondie.


HUMOUR JUIF

Une grande partie de l’humour juif est intimement en rapport avec la méthode analytique déductive que les Juifs ont utilisé dans le développement du Talmud, cette méthode a été connue sous le nom de Pilpoul. Une des caractéristiques de cette méthode est d’essayer de démontrer des choses invraisemblables à travers
un processus de raisonnements logiques.

D’autres ont défini cette méthode comme “L’art d’introduire un éléphant par le trou d’une aiguille”.

Voyons un exemple.(!)

Le rabbin a perdu ses lunettes et après un effort ardu, il les récupère…
“Compte tenu que les lunettes ne sont pas ici, elles ont dû s’échapper ou quelqu’un les a prises.
C’est ridicule. Comment auraient-elles pu s’échapper ? Elles n’ont pas de jambes.
Puisque quelqu’un les a volées, il doit s’agir d’une personne qui porte des lunettes ou de quelqu’un qui n’en a pas. S’il s’agissait d’une personne qui en a déjà, il n’en aurait pas pris une paire de plus. Si c’est quelqu’un qui n’en a pas qui les a prises, cela veut dire qu'il ne voit pas sans elles. S’il n’avait pas de lunettes et
qu’il voyait, pourquoi aurait-il eu besoin des miennes ?
Il doit s’agir de quelqu’un qui n’a pas de lunettes et qui ne voit pas non plus. Mais s’il n’a pas de lunettes et qu’il ne voit pas, comment a t-il pu trouver les miennes ? Puisque ce n’est pas quelqu’un qui a des lunettes et qui voit qui a pris mes lunettes, ni quelqu’un qui n’a pas de lunettes et ne voit pas et puisqu’elles ne sont pas parties toutes seules, car elles n’ont pas de jambes, les lunettes doivent être ici.
Mais néanmoins, je vois qu’elles ne sont pas ici. J’ai dit : je vois ?
Alors j’ai les lunettes. Et si j’ai les lunettes, il peut y en avoir plusieurs ou il peut s’agir de celles de quelqu’un d’autre. Mais, comment est-ce possible que les lunettes de quelqu’un d’autre soient sur mon nez ? Et s’il ne s’agit pas des lunettes d’un étranger alors il s’agit des miennes. Alors, elles sont ici.”   !!

 morim

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Après des mois de négociation avec les autorités, un sage et érudit juif Talmudiste d'Odessa reçoit finalement l'autorisation de visiter Moscou. Il monte dans le train et s’installe.
A l'arrêt suivant, un jeune homme s'installe juste à ses côtés. Le juif érudit observe le jeune homme et se met à réfléchir : Ce gars-là n'a pas l'air d'un paysan, donc s'il n'est pas un paysan, il doit probablement habiter ce district.
-Et s’il vient de ce district, il est sûrement juif, car, après tout, c'est un district juif.
-Mais, d'autre part, comme il est juif, où peut-il aller? Je suis le seul juif de ce district ayant la permission d'aller à Moscou.
-Ah, attention! Dans la proche banlieue de Moscou, il y a un petit village qui s'appelle Samvet, seul village où les juifs n'ont pas besoin de laissez- passer.
-Mais pourquoi voyagerait-il jusqu'a Samvet? Sans doute pour visiter une des familles juives là-bas.
-Mais combien de familles juives habitent Samvet? Ah, seulement deux. -Les Bernstein et les Steinberg. Mais comme les Bernstein sont très antipathiques, ce charmant jeune homme doit sûrement visiter les Steinberg.
-Mais pourquoi va-t-il visiter les Steinberg à Samvet? Les Steinberg n'ont que des filles, deux, donc peut-être qu'il est leur gendre. Mais alors, laquelle des deux filles a-t-il épousé ?
-On sait que Sarah Steinberg a épousé un bon avocat de Budapest, et Esther s'est mariée avec un businessman de Zhitomer, donc il doit être l'époux de Sarah.
-Ce qui veut dire qu'il s'appelle Alexandre Cohen, si je ne me trompe pas.
-Mais s'il vient de Budapest, avec tout cet antisémitisme là-bas, il a dû changer de nom. Quel est l'équivalent de Cohen? C'est Kovacs.
-Mais puisque les autorités ont accepté qu'il change de nom, il doit bénéficier d’un statut spécial. Qu'est-ce que cela pourrait être? Ah ! Il doit avoir un doctorat de l'Université. Aucune autre possibilité.
A ce moment-là, l'érudit talmudiste se tourne vers le jeune homme et dit:
« Excusez-moi. Cela vous dérange si je baisse la vitre, Dr. Kovacs ? »
« Pas du tout » répond le jeune passager, très surpris ; « Mais comment connaissez-vous mon nom ? »
« Bof » répond le talmudiste, - « C'était si évident ».

CENTAURIA© a dit…

Shalom,

Merveilleux PILPOUL !!!
J'ai créé une formation qui s'appelle l'Art de la Question, art majeur inspiré du PILPOUL.

Grâce au PILPOUL la vie est réelle et chaque personne formée à l'Art de la Question, aussi empruntée au grand, au Très Grand SOCRATE, peut atteindre ses objectifs et connaître des succès quotidien qui élèvent et permettent de se dépasser.

Stéphane Baudouin
d'origine pilpoulienne...

Anonyme a dit…

Dans une yéshiva, deux élèves discutent d'une mitsa. Le maître passe. Le premier élève dit : "rabbi, moi je pense que c'est ainsi qu'il faut le comprendre, qu'en pensez-vous ? Le vieux maître répond : "tu as raison". L'autre élève dit à son tour : "et moi, rabbi, je pense que c'est ainsi qu'il faut le comprendre, et vous qu'en pensez vous ?" le vieux maître répond : "tu as raison" alors le premier répond : "mais rabbi, nous ne pouvons pas avoir raison tout les deux" alors le vieux maître répond : "tu as raison". Moralité : en Israel, pour deux israéliens, trois opinions.

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